LES TAGÈTES :première distillation de l’année

La tagète est une plante sauvage qui pousse naturellement dans la région (un peu comme les orties, chez nous) de la famille des « asteracae » (dixit Wikipédia), et qui donne de belles petites fleurs jaunes assez odorantes.

Son huile étant assez recherchée, ce qui provoque un épuisement de la ressource, les sœurs ont eu l’idée d’en récolter les graines pour les semer.Si vous aviez vu la tète des paysans, l’an dernier, quand sœur ESTHER leur proposait des graines à semer: imaginez la tète des paysans français à qui l’on proposerai de semer des orties!!! mais devant la raréfaction de la ressource, et la réussite des semis à la ferme de BELANITRA, cette année, ils se sont tous précipités pour acheter des graines. (ceux-ci ne sont pas encore en fleurs)

Hier, avec le camion, c’était la récupération dans un premier village où les tagètes étaient arrivées à maturité. Sœur ESTHER y a acheté une tonne huit de tagètes aux paysans et la distillation a commencé dès hier après midi, puis toute la nuit, et nous avons participé, ce matin, à la quatrième distillation.

Ce sont toujours les femmes des environs de BELANITRA qui éliminent les herbes qui ont été inévitablement fauchées avec les tagètes, et les mettent en grosse bottes, et ceci toujours en famille!

Après avoir évacué sur le compost, à l’aide de la remorque du motoculteur, les herbes cuites de la précédente distillation,

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il faut charger l’alambic méthodiquement, pour parvenir à y loger les 250 kg nécessaires à une cuisson.

Après en avoir vérifié le poids, on peut procéder à la fermeture et lancer la cuisson.

Alors que les femmes continue à préparer les plantes pour la prochaine cuisson, avec une fleur parmi les fleurs,

Au bout de 3 heures vous obtenez ce joli liquide jaune, l’Huile Essentielle de tagètes, dont je vous laisse découvrir, sur internet, les nombreuses vertus et utilisations.

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Chantier de la nouvelle église

L’an dernier, en février nous vous avions relaté la pose de la première pierre du nouveau lycée du collège ST JO. Celui-ci et ses trois classes sont opérationnels depuis la rentrée de début octobre .

Assez vite après notre départ, monseigneur FIDELIS, évêque d’AMBOSITRA est venu poser la première pierre de la nouvelle église d’Ambato, en lieu et place de l’existante, mais 2 fois plus grande pour accueillir les nombreux fidèles de la paroisse. (depuis les messes dominicales sont assurées dans la salle des fêtes et dans la cours du collège ST JO).

Les plans sont affichez devant le presbytère à proximité du chantier.

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Le solde de la démolition qui ne gênait pas la construction neuve, et l’évacuation des gravats  ou de l’ancienne charpente qui reste au milieu du chantier sont réalisés par des chrétiens volontaires, par secteurs paroissiaux.

De même, le chantier est alimenté en eau ou en sable, tout à tour, par chacun des secteurs de la paroisse : cette semaine pour l’eau, c’était les communautés de sœurs qui étaient chargées de l’approvisionnement en eau, sous le regard reconnaissant du Père XAVIER, nouveau curé de la paroisse.

On commence vraiment  à avoir une idée de l’ampleur du batiment……..

….. et des salles de réunions qui y sont accolées, et, qui font face au presbytère.

Tout ceci est réalisé par des professionnels avec chaînages poteaux ou cintres réglementaires ………. tout comme les échafaudages!!!

sous l’œil vigilant de l’OPC du chantier!!!!!

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Aujourd’hui, journée de la femme!

Cette grande fête était organisée cette année, pour l’ensemble de la commune et des hameaux environnants, dans la cours du collège Saint JO……, devant une assistance nombreuse, internationale, même les balcons sont envahis!!!!

Chaque association ou groupe de femmes, par quartier, prépare depuis plusieurs mois ce grand rendez-vous, et rivalise d’idée pour se distinguer:

maquillage….,

….coiffure

ou  habillement…

de tous ages………..

et prépare des danses originales et variées, qu’elles présentent sur le podium de la cours…..

il y a même le groupe des femmes de militaires en grande tenue….

et apothéose de l’après midi, le groupe des professeurs de l’école ST JO…… sous les encouragements attentifs des sœurs et de Marie-France……

un peu stressées au début………

mais tout s’arrange dans le feu de la danse……..

 

le Manioc

Le Manioc est une racine « ÉNORME »…..

(qu’il ne faut pas confondre avec la patate douce qui, elle, est une tubercule)

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….qui se déguste de diverses façons…..

1° Soit quand il est encore frais, il faut alors lui enlever le « cuir »(écorce) qui l’enveloppe,

comme une pomme de terre cuit à l’eau, que vous mangez sucré, éventuellement agrémenté de confiture comme sœur DORETTE;

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soit rappé, (au « magimix », attention!!! que nous étions arrivés à faire sortir de son placard pour l’occasion!!!!),

en un magnifique gâteau dont voici la recette de sœur LORETTE.

Après une nuit au frigidaire ce manioc rappé est pressé dans un torchon pour en extraire le jus pas très digeste, mais qui une fois décanté donne de la fécule :le fameux TAPIOCA!!!

Puisque le tapioca semble rappeler de bons souvenirs à certains, voici la belle poudre blanche de tapioca que l’on obtient après avoir écumé et laisser évaporer l’eau de cette bassine.

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Pendant ce temps vous faites frémir un peu de lait, du sucre et 2 gousses de vanille que vous mélangez au manioc rappé et asséché et que vous avez préalablement sucré.

 

Vous placez alors ce mélange dans des plats à tarte et vous laissez cuire au bain-marie, une heure après les premiers frémissements de l’eau.

c’est délicieux, (on peut aussi y rajouter de la noix de coco rappée, mais hélas il n’en pousse pas (encore) ici, car Norbert le guide de Dominique et Marie-Ange en a promis 10 pieds aux sœurs qui sont en route depuis TAMATAVE, pour un gâteau à la texture du congolais.

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Sœur LORETTE avait préparé ces gâteaux pour le « 10 heures » du personnel qui avait passé la matinée à trimer dur……… (pourquoi un gâteau aujourd’hui et pas tous les jours alors????) pour nettoyer le terrain du centre en vue du futur mariage de 180 couverts qui s’y tiendra mi mars. Eh bien, je peux vous dire qu’entre le gâteau rappé et le manioc cuit à l’eau, il n’y a pas eu photo!!!!!

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2° Soit vous le laissez sécher pour le déguster ultérieurement. il ne faut pas l’écorcer alors, mais juste gratter avec un bâton affûte les restes de terre superficielle.Il sèche au soleil, et une fois sec se conserve longtemps : les malgaches sont alors contents de le trouver lors de la période de soudure (entre le fin du stock de riz et le nouvelle récolte). Il se déguste alors cuit à l’eau ou en farine en galette ou pour les animaux. Il est alors libéré de ses fécules et se trouve plus digeste.

 

Distribution de plans de caféier aux paysans

Les sœurs ont toujours le souci, dans la cadre de leurs activités, d’aider les paysans de cette région essentiellement agricole à améliorer leur revenus.

Les malgaches sont gros consommateurs de café, et il se trouve que, suite à une importante campagne de la société TAF d’achat de café dans la région, les cours grimpent de manière vertigineuse, et les paysans ont de plus en plus de mal à se payer leur café quotidien.

Avec l’aide de l’association AIDER par le Conseil et le Développement d’Angers, qui participe au financement de ces jeunes plans, pour  diminuer le coût d’achat par les paysans, une grande campagne d’information, de sensibilisation et de formation a été organisée après des paysans des villages isolés autour d’Ambato.

Ce matin, c’était tout un hameau de brousse qui venait prendre livraison de ses jeunes plans à la ferme de BELANITRA sous la conduite du chef de village qui fait le point avec sœur ESTHER sur la campagne en court.

Il annonce le nombre de plans réservé par chaque famille et la distribution commence.Chacun attend son tour patiemment et à l’appel de son nom s’approche avec sa « soubique » où il range religieusement ses plans…..

sans oublier d’émargement du cahier, ou de préparer sa « monture » .

Un sage du village a remarqué les haies d’épineux de la ferme, et demande à repartir avec quelques boutures pour protéger sa maison.

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Et déjà chacun s’équipe pour le chemin du retour: 2 heures de marche pour rentrer chez soi, sous le soleil.

et très vite replanter ces caféiers dont les trous ont déjà été soigneusement préparés et amandés, pour profiter de la fin de la saison des pluies pour favoriser la reprise.

Dans 2 ans, ils récolteront leurs premiers grains de café!!!

Ils les ferons alors sécher, puis il les torréfierons comme ici Georgette sur feu vif pendant un bon quart d’heure, ajouterons un peu de sucre en fin de cuisson, et il ne restera qu’à le passer au pilon avant de le déguster.

Un vrai régal!!!!

 

 

Le DORET, saison 2……. ou les fromages de sœur DORETTE et de MARIE-JEANNE.

Vous amenez au bain-marie entre 5 et 15 litres de lait filtré à 45° (contrôle hélas aléatoire du dos de la main, faute de thermomètre).et vous laissez refroidir à 37°.

Vous ajoutez alors un yaourt de la veille délayé dans du lait et une dose de présure. Vous laissez reposer une heure dans un seau.

Vous découpez, alors, au couteau, ce mélange qui a épaissi genre « fromage blanc », et y ajoutez un peu d’eau tiède pour le laver en remuant bien, en le roulant entre les doigts pour bien délayer les grumeaux, puis vous écumez ce petit lait tout en continuant le rinçage à l’eau tiède, jusqu’à obtenir une pâte épaisse.

Vous salez, mélangez et remplissez alors votre « mesure » pour un fromage de 100 grammes ou 2 « mesures » pour un fromage de 200 grammes que vous enrobez dans un tulle placé dans une faisselle. Vous pressez  chaque faisselle avec un rond de bois d’eucalyptus, puis, verticalement, toutes les faisselles empilées pendant 8 minutes, pour faire sortir le petit lait qui régalera « RIRE »: c’est le nom du cochon « vasa » de la ferme car il n’est pas noir comme souvent ici !

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Vous individualisez alors chaque faisselle dans un « casier sur mesure » que vous laissez sous « presse » pendant au moins 6 heures.

Puis vous démoulez, pour obtenir ces charmants fromages frais, que vous stockerez pendant 6 jours pour laisser se former cette jolie croûte.

vous n’avez plus qu’à déguster!!!!

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LACTALIS n’a plus qu’à se méfier!!!

Distillation du géranium bourbon

L’histoire commence ici sur ces beaux champs de géranium: 4 hectares, de 2 variétés différentes, vont faire l’objet de cette première véritable campagne de distillation.

Ceux-ci sont cueillis par les ouvrières de la ferme tout en gardant le pieds mère, qui permettra si la saison des pluies dure encore un peu une seconde récolte en juillet.Ces champs sont régulièrement sarclés (en famille!!), par ces mêmes femmes, pour permettre le plein essor de la plante. Seules les tagètes, mauvaise herbe mais dont l’huile riche en cétone est recherchée, et aussi distillée à la ferme, restent à pousser avec le géranium!

Ces feuilles sont alors ramenées au batiment alambic pour être taillés, et ainsi, permettre la production de boutures afin de démultiplier les plans.Près de 25 femmes s’activent chaque jour à ces taches.

Le reste des plans peut alors être distillé. Parfois la production de la veille est étalée dans la batiment pour ne pas « cuire » et est repris alors et tassé dans le panier de l’alambic, puis pesé pour la traçabilité et le rendement (aux environs de 1/1000) et distillé pendant 1H30 à partir du premier écoulement d’hydrolat.( voir notre blog du 22 janvier 2016 sur le déroulement d’une distillation).

Sous la surveillance de sœur ESTHER, grâce au sécateurs BAHCO-PRADINES (merci ERIC!), les boutures sont minutieusement découpées, taillées, rangées,

pour être repiquées serrées dans des parcelles de multiplication (environ 1000 boutures au mètre) après avoir été trempées dans une barbotine d’un mélange eau/bouse de zébu, comme comme hormone de croissance (bio exige!!!)

 

Ces 70.000 boutures environ seront ainsi laissées en jauge environ 3 à 4 semaines suivant la pluie ou l’arrosage?, avant, si leur développement le permet d’être repiquées, avant la fin de la saison des pluies pour leur garantir une reprise optimale (toujours le problème crucial de l’eau, qui oblige à jongler avec les aléas climatiques) sur de nouveaux champs  (14.000 plans à l’hectare) et ainsi espérons le doubler la surface de géranium à distiller l’an prochain, compte tenu d’une réussite espérée de reprise d’environ 50%.

Forage :suite… et malheureusement fin provisoire: quand on passe de l’empirique au cartésien.

En désespoir de cause il est décidé de procéder à un troisième forage à proximité du premier. Comme ce nouveau forage doit être réalisé à au moins 5 mètres du précédent, quel coté choisir??? Il est décidé de faire appel à un puisatier local, un pasteur d’Ambato, malgré le scepticisme d’un des 2 responsables de l’entreprise.

Le lendemain, la foreuse se remet en position, Denesh, le foreur indien fait encore des offrandes (des fleurs du site cette fois), et sous l’œil inquiet des responsables du chantier, le forage commence avec hélas cet éternel nuage de poudre blanche de dolomite.

La poussière était telle, après que les vents aient tournés, qu’il a fallu déplacer le camion groupe/compresseur pour le mettre à l’abri des poussières de marbre. Pendant la manœuvre, en manipulant la batterie une cosse s’est cassée, l’occasion pour le chef mécano de faire des prouesses avec des vielles piles usagées!

L’association a décidé de prendre le taureau (ou plutôt le zébu) par les cornes et a diligenté une équipe de géo-hydro-physiciens pour étudier plus scientifiquement les potentialités en source d’eau pérennes sur le site .

Etudes le résistivité électrique du terrain pour déterminer  la coupe du terrain sur une épaisseur d’environ 50 mètres sur une ligne donnée.

 

Puis sur cette même ligne par une autre méthode et sur une plus grande largeur, nouvelles mesures pour extrapoler la résistivité du terrain sur de plus grandes profondeurs, par relevés de nouveaux seuils.

 

Pendant cette étude, avec l’espoir de la découverte d’un point proche et exploitables sur le site, l’équipe des foreurs est restée sur place. Chacun vaquait à ses occupations: coiffure, cuisine parfumée de Denesch, ou entretien du matériel…..

Hélas, cette étude a confirmé une très grande homogénéité du sous sol de la ferme en roche dure compactes et profondes, éliminant ainsi toute chance de trouver une fracture de terrain, synonyme de ressources pérenne en eau.Nous avons alors décidé d’élargir l’investigation aux terrains mitoyens qui de part leur formes pourraient être propice à fractures. Ce n’est qu’à plusieurs kilomètres de la ferme qu’un tel point existerait, avec la nécessité de démarches administratives longues.

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En désespoir de cause, au risque de perdre définitivement le premier forage et tout son matériel, nous avons décidé de tenter le tout pour le tout pour réhabiliter l’ancien forage en sortant la pompe coûte que coûte, ce que nous n’avions pu faire l’an dernier aux premiers signes de faiblesse du débit, en tentant de la sortir à la force du trépan, puis de vérifier la verticalité du forage.

Quelle joie de voir l’eau sortir de nouveau, même si le débit parait faible.En effet, les géo-techniciens nous ont pendant ce temps confirmé que celui-ci était implanté sur une nappe coincée entre 2 roches, et non sur une fracture et que le puisage dans cette nappe supérieur à sa ressource avait du la tarir.

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L’équipe de foreur, la mort dans l’âme, aussi déçus que nous repartent donc, et vienne nous dire au revoir à Ambato, ce qui permet à sœur Esther de rendre à Dinesch les poissons qu’elle lui avait malencontreusement dérobés.

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Seule ressource actuelle du site à part la pluie, il est cependant décidé, puisque tous les réseaux de réservoirs et d’irrigation se trouvent à proximité, après la reconstruction de la margelle, de remettre la pompe réparée et d’utiliser le débit, même faible fourni. Les enfants des gardiens nous aident à remettre la pompe et écoutent avec attention l’eau couler de nouveau dans le château d’eau.

L’avenir nous dira le débit à espérer, une partie de l’année, sur ce forage, mais cela impliquera, hélas, une redéfinition des ambitions de la ferme, tant qu’une solution de stockage d’eau de pluie, ou de forage pérenne lointain ne sera pas mis en oeuvre……..

 

Un espoir quand même, malgré le manque d’eau, essais de distillations de ravintsara……

Le système de refroidissement de l’eau de la cuve de condensation que j’avais initié l’an dernier, malgré quelques soucis de réalisation semble enfin opérationnel et devrait permettre une économie  d’eau d’au moins 75% par distillation (soit environ 500 litres!).En effet, cette eau de refroidissement circule maintenant en circuit fermé, et peut donc être récupérée d’une « cuisson » sur l’autre, après un temps de refroidissement en cuve extérieure.

Ainsi, malgré le manque d’eau, faute de forage opérationnel,  puisque la saison des pluies semble, enfin arriver avec un ou 2 mois de retard, nous pouvons récupérer l’eau de pluie pour les 150 litres d’eau « propre » nécessaire à la production de vapeur.

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Quel plaisir pour tous de voir Frédéric reprendre son ballet « initiatique » de tassement des 300 kilos de feuilles de ravintsara, pour une distillation « test », et de voir si vite l’hydrolat couler dans l’essencier, et bientôt apparaissent les premières gouttes d’huile.

Après ces journées éprouvantes pour son moral, suite aux forages infructueux, sœur ESTHER retrouve un début de sourire, car dès la fin de la semaine, nous espérons pouvoir distiller le 2 hectares de géranium qui sont largement arrivés à maturation et ainsi sauver 2 ans de travail de culture.

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Et comme elle y croit, avec courage, elle décide pour profiter de la pluie de repiquer encore un demi hectare de plan de géranium!!!!

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Forage suite………. et malheureusement pas fin… (chapitre 2)

La foreuse est mise en place à la verticale du point précis prévu pour le forage, les niveaux et verticalité du fut sont vérifiés scrupuleusement, le premier trépan (pour sol meuble) est présenté au point de forage.

 

Le chantier est ordonné, avec stockage des rehausses des tubes de forage, des tuyaux de PVC et crépines qui serviront au busage du forage et guide de la pompe, et la zone de sécurité, gage du sérieux de l’entreprise, est matérialisée. Les instruments de mesure sont prêts à analyser l’eau dès qu’elle apparaîtra.

Le chantier est prêt, et toute l’équipe veut poser avec nous pour la photo souvenir.

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L’équipe demande aux sœurs de bénir le forage  dans un ambiance très recueillie. Après cette bénédiction chrétienne, le chef foreur indien, Dinesh, nous demande l’autorisation de lui aussi, suivant sa religion, de pouvoir prier pour ce forage, avec don d’offrande (bananes, citrons et noix de coco qu’il casse dur le tube de forage). Moment très émouvant.

Dinesh est à la manœuvre, et commence alors la chorégraphie très bien orchestrée des aides-foreurs, pour mettre en place les rehausse de tube de forage, prélever les échantillons de sol tous les mètres, soigneusement classés dans la caisse prévue à cet effet.

 

Au bout de 20 mètres environ, le trépan commence a trouver plus de résistance en entamant le forage de la roche. Une fois celle-ci entamée d’environ un mètre, l’équipe prévoir de sécuriser et conforter la première zone de latérite plus tendre pour éviter les éboulis, en enfonçant dans le forage un tubage acier qui viendra reposer sur le toit de marbre, avant de forer à même la roche dure. Sortie du premier trépan, en mise en oeuvre de tubes acier sélectionnés par Dinesh, qui sont soigneusement enfoncé dans le forage par tronçon de 2 mètres soudés entre eux.

 

Le trépan est alors remplacé par celui de roche dure et le forage dans le marbre commence avec son lot de poussière calcaire. Hélas, après l’espoir d’une zone légèrement humide vers 60 mètres

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Nous déplorons de découvrir du calcaire massif jusqu’à 80 mètres, terme du contrat de base. La décision est alors prise « en direct » par liaison Whatsapp entre l’équipe sur place, la direction de l’entreprise, les représentant du CA d’AIDER et moi même de tenter de forer jusqu’à 130 mètres, maximum des possibilités du matériel en place. La mort dans l’âme, le forage demeurant désespérément sec, nous décidons d’abandonner ce forage à 125 mètres.

L’équipe, aussi déçue que nous, entreprend alors de démonter l’atelier et faisant dans l’ordre inverse toutes les manipulations réalisées, y compris la récupération du tubage acier.

Le lendemain l’atelier est déplacé dur le site du second point répertorié en mars par le sourcier.et le nouveau ballet recommence……….:

Implantation rigoureuse

Forage dans le marbre

 

Nouvelle désolation, en fin de journée, nous arrivons aux 80 mètres, l’eau étant pressentie entre 70 et 75m, et la poudre de calcaire est toujours aussi seiche,nous décidons d’arrêter ce 2ième forage, et toujours par Whatsapp, nous réfléchissons à la suite à donner car l’eau est vraiment INDISPENSABLE à la suite de l’exploitation de la ferme, et il serait terrible de voir 10 ans de travail des sœurs et de l’association AIDER anéantis faute d’eau exploitable.

En attendant une décision concertée, les engins sont forcés, eux aussi, la mine triste, de se ranger près du batiment alambic.

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à suivre…………