Forage suite………. et malheureusement pas fin… (chapitre 2)

La foreuse est mise en place à la verticale du point précis prévu pour le forage, les niveaux et verticalité du fut sont vérifiés scrupuleusement, le premier trépan (pour sol meuble) est présenté au point de forage.

 

Le chantier est ordonné, avec stockage des rehausses des tubes de forage, des tuyaux de PVC et crépines qui serviront au busage du forage et guide de la pompe, et la zone de sécurité, gage du sérieux de l’entreprise, est matérialisée. Les instruments de mesure sont prêts à analyser l’eau dès qu’elle apparaîtra.

Le chantier est prêt, et toute l’équipe veut poser avec nous pour la photo souvenir.

dscn9048

L’équipe demande aux sœurs de bénir le forage  dans un ambiance très recueillie. Après cette bénédiction chrétienne, le chef foreur indien, Dinesh, nous demande l’autorisation de lui aussi, suivant sa religion, de pouvoir prier pour ce forage, avec don d’offrande (bananes, citrons et noix de coco qu’il casse dur le tube de forage). Moment très émouvant.

Dinesh est à la manœuvre, et commence alors la chorégraphie très bien orchestrée des aides-foreurs, pour mettre en place les rehausse de tube de forage, prélever les échantillons de sol tous les mètres, soigneusement classés dans la caisse prévue à cet effet.

 

Au bout de 20 mètres environ, le trépan commence a trouver plus de résistance en entamant le forage de la roche. Une fois celle-ci entamée d’environ un mètre, l’équipe prévoir de sécuriser et conforter la première zone de latérite plus tendre pour éviter les éboulis, en enfonçant dans le forage un tubage acier qui viendra reposer sur le toit de marbre, avant de forer à même la roche dure. Sortie du premier trépan, en mise en oeuvre de tubes acier sélectionnés par Dinesh, qui sont soigneusement enfoncé dans le forage par tronçon de 2 mètres soudés entre eux.

 

Le trépan est alors remplacé par celui de roche dure et le forage dans le marbre commence avec son lot de poussière calcaire. Hélas, après l’espoir d’une zone légèrement humide vers 60 mètres

img_1048

Nous déplorons de découvrir du calcaire massif jusqu’à 80 mètres, terme du contrat de base. La décision est alors prise « en direct » par liaison Whatsapp entre l’équipe sur place, la direction de l’entreprise, les représentant du CA d’AIDER et moi même de tenter de forer jusqu’à 130 mètres, maximum des possibilités du matériel en place. La mort dans l’âme, le forage demeurant désespérément sec, nous décidons d’abandonner ce forage à 125 mètres.

L’équipe, aussi déçue que nous, entreprend alors de démonter l’atelier et faisant dans l’ordre inverse toutes les manipulations réalisées, y compris la récupération du tubage acier.

Le lendemain l’atelier est déplacé dur le site du second point répertorié en mars par le sourcier.et le nouveau ballet recommence……….:

Implantation rigoureuse

Forage dans le marbre

 

Nouvelle désolation, en fin de journée, nous arrivons aux 80 mètres, l’eau étant pressentie entre 70 et 75m, et la poudre de calcaire est toujours aussi seiche,nous décidons d’arrêter ce 2ième forage, et toujours par Whatsapp, nous réfléchissons à la suite à donner car l’eau est vraiment INDISPENSABLE à la suite de l’exploitation de la ferme, et il serait terrible de voir 10 ans de travail des sœurs et de l’association AIDER anéantis faute d’eau exploitable.

En attendant une décision concertée, les engins sont forcés, eux aussi, la mine triste, de se ranger près du batiment alambic.

dscn9164

à suivre…………

 

 

 

 

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s