La fin d’une très belle aventure……

MISAOTRA BETSAKA

Merci beaucoup à la communauté du Centre Spirituel qui nous a accueillis avec patience, disponibilité et compréhension dans notre vie d’expatriés, et qui a tout fait pour que notre séjour se passe du mieux possible, tant en adaptation qu’en santé!DSCN5273

Nous avons partagé avec elle pendant 3 mois des moments de joies, de peines, fèté les fètes et les anniversaires, souvent par des danses………….

……….. fèté NOEL avec 4 jeunes de la maison d’enfant d’AMBINTSOA……….

………….. dans un cadre merveilleux………

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. et même assisté à une naissance……….

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………….. à la fabrication des premiers fromages de la ferme: le « DORET ». Lactalis n’a qu’à bien se tenir!!!!

 

 

Au fur et à mesure de la parution de nos articles, certains ont émis l’idée de s’associer à l’action d’AIDER sur Madagascar, et m’ont demandé de réfléchir à un moyen concret d’accompagner cette action…….. Nous avons pensé lancer une souscription pour financer un motoculteur et une remorque afin d’aider au développement de la ferme de BELANITRA, en respectant le calendrier prévisionnel.

(Il vous suffit de me faire parvenir un chèque au nom d’AIDER ANGERS et je vous ferai diffuser l’attestation fiscale correspondante, vous permettant une déduction d’impôts de 60%  de votre don sous réserves de modifications de la loi de finance)

En effet, comme je vous l’avais écrit dans un précèdent article, la ferme initiée il y a 10 ans pour montrer aux populations locales que ces terres étaient cultivables, ne trouve plus localement suffisamment de main d’oeuvre au moment idoine, celles-çi privilégient le travail de leurs propres terres qu’ils exploitent maintenant, avant de se proposer comme journalier à la ferme. Ainsi, pour la production de géranium qui connait un marché important, à ce jour le repiquage est en retard de 4 hectares sur les 12 prévus, faute de labours, ce qui va diminuer la production d’autant alors qu’il aurait été possible de faire au moins 3 cueillettes……………. et ce n’est qu’un exemple. Je vous remercie à l’avance, fidèles lecteurs de nos articles par les quels nous avons tentés de vous faire vivre notre quotidien en partageant…………

des ciels superbes…………

des paysages à couper le souffle………….

des couleurs vives…………

des vestiges mythiques………..

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des bébés attachants…………..

des pensionnaires souriantes malgré leur conditions de vie pas toujours très droles……………

des fleurs ou des arbres superbes………….

des fruits délicieux…………..

des animaux parfois peu ragoutants mais inoffensifs………..

et bien sur des perpétuels sourires des gens avec qui nous travaillions…………

sans oublier ceux des enfants…………..

 

MMISAOTRA     INDRINDRA …………….VELOMA

Merci encore, au revoir………….

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Et à très vite en métropole…………………

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Le RIZ reste l’élément de base de la nourriture malgache

Ce genre d’assiette est un minimum pour les malgaches qui mangent  à leur faim, à chacun des 3 repas!!!

DSCN4877Très tôt les bébés alternent sein et riz à la cuillère………

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Comme nous l’avions déjà dit dans des précédents articles le riz se cultive de 2 façons: en rizières, baignées par irrigations, ou en semis classique dit riz « pluvial ».

Le riz de rizière se plante serré, puis se repique dans de vastes plaines  irriguées par une rivière ou une source.

y compris aux abords immédiats de Tananarive dans les bas quartiers protégés par des digues.DSCN3613

Mais aussi en « espalier » quand les paysans trouvent une source et amont de la vallée: ils travaillent alors le coteau et dessinent un judicieux puzzle de canaux, qui nous rappellent que la peuplement de Madagascar à été réalisé il y a plusieurs siècles par des population indonésiennes.

Les variétés de verts qui passent du tendre au plus foncé puis au jaune dépendent le la période de culture ( verts très tendre pour le jeune riz à repiquer au jaune pour le riz près à être moissonné).

Le riz de rizière n’empêche pas le labour, souvent dans des terrains ou le paysan travaille dans la boue jusqu’aux genoux puis le repiquage.

Une fois repiqué, il faut le sarcler régulièrement pour supprimer les mauvaises herbes.

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Pour le riz pluvial il faut planter directement le grain de riz non décortiqué en pleine terre, et croyez moi ces femmes le font à une vitesse ahurissante.

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Et en fonction de la pluie, ce riz pousse pour être récolté en avril ou mai.DSCN5567

Alors que le riz de rizière a déjà commencé à être récolté, toujours les pieds dans l’eau, par les hommes à la serpette. Ils laissent les bottes posées à même les épis.

Puis les femmes ramassent ces bottes pour les amener sur la tète, sur la rive, au lieu de battage.

Ce sont alors d’autres hommes qui battent les gerbes sur un gros cailloux en ayant pris soin d’étendre une bâche au sol avant pour récupérer le riz « paddy »

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Avant de jeter la paille égrenée sur un tas prêt à être mis à sécherDSCN3892

La paille une fois séchée sert de litière pour les animaux mais aussi en remplissage de matelas, mais aussi parfois de couverture de maison…..

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Le riz quand à lui est stocké, dans des grands sacs plastiques qui peuvent stocker 2 tonnes de riz ou dans des silos en bois pour être utilisé autant que besoin en cours d’année, et assurer………… si possible la « soudure » avant la prochaine récolte

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Il est alors utilisé tel quel pour être replanté, ou doit être décortiqué pour être consommé.

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La décortiqueuse est une machine qui sépare la paille de l’épi (qui consumée et alors utilisée comme engrais) du grain de riz lui même à consommer et du son qui sert de nourriture aux animaux : décortiqueuse modèle malgache ……….

ou modèle chinois.

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Ou alors passer  au pilon  ou à la broyeuse  (appareil en cours de montage) pour en faire de la farine.

 

 

Une journée de rando dans le parc national de l’ISALO.

Départ ce matin à 6H30 de l’hôtel pour rejoindre RANOHIRA petite ville de 8000 habitants, employés à 80% par le tourisme (guides ou service dans les nombreux hôtels qui longent la RN7 au droit du magnifique massif de l’ISALO de 175 kms de long (nord/sud) sur 25 kms de large). Rendez- vous au bureau du parc puis à celui des guides: tout est rodé et bien organisé. Et nous voila partis pour une douzaine de kilomètres de randonnée, en commençant par la montée sur le plateau, perché sur la falaise, depuis le parking de départ pour faire une boucle par la route des crêtes avant de redescendre dans la foret de NAMAZA

Après 600 M de montée assez costaud ( marches très irrégulières) nous arrivons sur le plateau et montons sur un promontoire pour admirer un spectacle grandiose.

Et découvrir une faune originale et inhabituelle…………… D’abord les fameuses chenilles de zanadandy qui se nourrissent sur le tapia avant de faire leur cocon de soie sauvage et de finir pour Noel dans vos assiettes (voir nos articles précédents)

Puis des phasmes que nous n’avions pas vu alors que nous avions le nez dessus!! la grande tige horizontales au niveau des genoux de Béa.DSCN6463

puis diverses chenilles……………  ou araignées………

et même des caméléons ou lézards ou même scorpion noir………..

ou un nid de fourmis noiresDSCN6501

mais aussi découvrir une flore intéressante, un TERRA BOTANICA dans la nature…………

Ici, contrairement à nos contractuelles, les pervenches sont rouge-rose même si elles sont parfois la proie des cafards.

Nous croisons aussi, à même la falaise, des tombeaux BARA les « voleurs de zébus » pour  épater leur « belle » et pas toujours la première….. puisqu’ils sont polygamesDSCN6474

ou encore des tombeaux SAKALAVA les premiers habitants de la région, plus traditionnels eux!DSCN6499

Et toujours des roches multicolores, travaillées par l’érosion tout comme les arbres morts…………

puis arriver au bout du chemin de crêtes en bordure de falaise pour admirer en bas du cirque de NAMAZA, un village BARA en premier plan et RANOHIRA au fond, et le parking ou nous retrouvera notre chauffeur….. mais dans 4 heures seulement….

Car il va nous falloir maintenant descendre dans ce cirque de foret sèche……

Après une bonne heure de descente périlleuse, nous pénétrons dans un canyon de plus en plus resserré, bordé de cascades, et après avoir remonté le cours de la rivière, enfin un de but de notre périple: la piscine bleue…….

…………. et enfin la piscine noire 200 mètres plus loin nous offre son eau fraîche………. ce qui vous permet de découvrir en avant première le nouveau spot publicitaire de TAHITI DOUCHE!!!!

 

Après un bon bain, nous dégustons notre pique-nique, avant de redescendre en sens inverse le lit de la rivière……………

Et finir la journée devant une bonne THB ( qui aurait gagnée à être un peu plus fraîche) en admirant du bas cette fois-çi cette magnifique falaise accompagnés de cette jolie bergeronnette.

Visite de la plantation et l’usine de thé SIDEXAM à SAHAMBAVY

A 30 kilomètres de FIANARANTSOA , nous découvrons une propriété de 350 hectares avec des plans de thés à perte de vue.

La zone basse de la plantation qui récupéré les eaux de ruissellements est elle exploitée en rizière.

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Cette plantation a 30 ans,elle est donc à peu près au milieu de son exploitation. Un plan de thé donne pendant 60 ans s’il est régulièrement taillé à ras de terre tous les 4 ans et cueillis  toutes les semaines en période des pluies et tous les 15 jours en période sèche. Il faut dire que seules les 2 (pour le thé vert) ou 3 (pour le thé noir) dernières pousses de feuilles doivent être cueillies par des mains expertes, car ces 2 sortes de thé proviennent en effet du même pied.

Quatre cent cueilleuses …..

…..ou cueilleurs……..DSCN6276

…cueillent ainsi les 2 ou 3 dernières pousses du haut de chaque plan, chaque semaine.

Chacun amène ainsi sa « sou-bique » aux lieux de collecte répartis dans l’exploitation, pour être pesé ( les cueilleurs sont payés au poids)…………DSCN6282

.puis mis en sacs par les transporteurs et chargés en camion jusqu’à l’usine toute proche…….

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ou ils sont pesés  de nouveau (contrôle avant la production)…..

 

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……pour être prises en charges par convoyeur jusqu’au tapis de séchages  pour perdre une partie de leur humidité naturelle……… ventilation à l’air pulsé pendant 24H.

 

Elles sont alors reprises puis broyées………..DSCN6265

puis passage au tapis de fermentation avant passage au four à vapeur, chauffée au bois (la propriété à 70 hectares de foret d’eucalyptus pour sa propre production de bois), à 150° pendant 2 heures.

Il passe ensuite dans des rouleaux pour être écrasé et dans différents tamis pour l’élimination des éléments trop durs et enfin trié suivant la grosseur en « dust » le plus fin mais aussi le plus fort et « broken pekoe » le plus gros et le plus parfumé.

Le processus de fabrication depuis la cueillette, jusqu’à emballage en sac étanche ne doit pas durer plus de 48 heures! La production du site est de plus de 500 tonnes par an……… je vous laisse calculer le nombre de dosette de thé.

80% de la production est emballé sous sacs étanches à destination du marché mondial qui est régulé depuis Nairobi au Kenya

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.Las 20% restants sont envoyés à TANANARIVE pour être conditionné  par TAF pour le marché malgache.

A la vôtre!!!!

Surprise en sortant, nous tombons sur le passage du train de marchandise qui vient de la cote est avec juste une voiture de voyageur.

Nous recroisons ce matin en rentrant à Fianar le train de voyageur qui va jusqu’à MANAKARA sur le cote est.

Visite des jardins familiaux

Nous profitons du 4×4 qui va nous véhiculer dans notre périple touristique dans le sud Fianarantsoa et le désert de l’ISALO, avec Justine et Pierre, pour accompagner sœur Yvette et Olivier dans leur visite bi-hebdomadaire et motorisée des 150 jardins qu’ils animent.

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Pour gagner les jardins les plus reculés, nous avons du abandonner nos véhicules et continuer à pieds, à travers  des paysages à couper le souffle, mais aussi à travers les ruisseaux!!

Découvrir qu’ici aussi les bornes cadastrales existent!

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Pour arriver enfin au jardin d’ALBERTINE qui grâce aux revenus tirés de son jardin, a pu refaire les enduits de sa maison.

 

Apprendre ainsi qu’en repiquant un pieds de manioc dans un trou de 80X80 de 50cm de hauteur remplis de pailles séchées et de fumier peut produire  jusqu’à 50kg de racine comestibles, alors qu’un pieds repiqué de façon traditionnelle ne produit qu’au maximum 2 kg de tubercule.

Olivier ne manquant pas de prodiguer des conseils avisés aux femmes pour l’amélioration de leur jardin.DSCN6007

En complément  de notre dernier blog nous vous faisons découvrir la fleur de cacahuète!!!DSCN6012

Puis JOCELYNE nous fait à son tour découvrir son jardin qui a bénéficié des installations d’irrigation en profitant du profil du terrain, accompagnée par AIDER.

 

Au passage, nous avons eu l’immense honneur d’être reçu chez Olivier qui nous a remis les cadeaux traditionnels  malgache de bien venue et d’accueil : poulet vivant, riz et légumes……

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Puis sur le retour, nous nous arrêtons au jardin  de RAFENO, nouvelle adhérente des JF/EJD depuis 2 ans à peine et qui nous présente déjà un magnifique jardin, sur le quel avec l’aide de son mari…. et de ses filles…….. elle a capté une source à proximité et installé un réseau judicieux d’irrigation.

Elle y pratique déjà la culture dite « associée » qui veut que sur une même « parcelle »( de 1.2m sur 5 ou 10m) soit associées 2 cultures différentes en fonction de la taille ou de la période ou durée de production.

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Sa fille est heureuse de l’accompagner dans ce travail, et la valeur n’attendant pas…………….. cette demoiselle a déjà un sacré coup de louchet.

Nous avons même profité de cette visite pour découvrir le TAPIA (le mûrier à soie malgache) dans le quel vivent, se développent et muent les fameux « zanadandy » que vous vous avons fait déguster pour Noel.

Encore une journée passionnante, instructive et émouvante!!!! Merci Sœur Yvette et Olivier!!!!!

Les cacahuètes!!!!

Contrairement à certaines croyances.. les cacahuètes ne poussent pas sur un arbre…………, mais plutôt comme des pommes de terre.

Semées au début de la saison des pluies , en octobre ou novembre, elles seront récoltées en avril ou mai, puis séchées au soleil……… et stockées en sac en attendant soit la période de consommation, soit la période suivante de semailles.DSCN4216

Elles sont alors sorties de leur causse avec une décortiqueuse adaptée……

puis vannées.

Rangées dans la réserve.

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Avant d’être triées avec le plus grand soin………..DSCN4339

Car il faut d’abord sélectionner les femelles qui sont plus fécondes pour la récolte suivante: et cela peu de malgaches le savent!!!!. En fait les femelles sont les arachides qui partagent la même causse (2 ou 3, suivant les variètés)………..

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puis les « gros mâles » réputés pour leur gout….

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et enfin le tout venant qu’il reste à passer au four pour les griller ou, en campagne utilisées en huile après  avoir été passées au pilon de bois.Le tout est aussi vendu au marché avec des cours différents par KAPPOC (unité de mesure fréquemment utilisée à savoir le contenu d’une boite de lait concentré)  DSCN4212

Il ne vous reste qu’à les déguster…………….. avec modération!!!!!

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Adieux au collège, avec remise des dictionnaires de francais que nous offrons à chaque classe

Non, ce n’est pas vigi-pirate, mais le respect de l’arrêté municipal interdisant la circulation des véhicules pendant les heures d’entrées et sorties de l’école Saint Joseph.

Sous l’œil de Sœur ROSE, la directrice, les élèves sont mis en rang et au garde à vous pour la levée des couleurs…..

avant d’entonner à tue-tête l’hymne national…..

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et écouter la leçon de morale de la semaine.DSCN5642

Puis sœur Rose annonce notre départ prochain et notre cadeau d’un dictionnaire de français pas classe…..

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que nous remettons aux délégués de classe.

Suivi d’un petit discours du « vasa » les invitant à en faire bon usage et en prendre soin, discours traduit en simultané par une élève brillante.

Suivi d’un discours de remerciement de monsieur MARIO, au nom des professeurs, et remise d’un cadeau: un lamba où il est écrit:  » On remarque toujours le bien que tu fais »